Accueil / Les 3 pôles
L'ossature du projet
Trois pôles, une même coopérative
« 3 pôles d'attraction en forme de vortex Artgro-culturel »
Le Château, c'est un lieu pour créer, tester, partager et apprendre en faisant. Trois grands pôles donneront vie au projet : un espace pour réenchanter le monde à travers le théâtre et les arts vivants, un autre pour apprendre à décoder les images et à se servir autrement des outils numériques, et un troisième pour agir avec la nature.
Le projet est aujourd'hui en phase de préfiguration : l'ouverture du site est prévue de façon progressive à partir de 2027. Les descriptions qui suivent présentent la vocation de chacun des trois pôles, telle qu'elle se construit dès maintenant avec les personnes et partenaires impliqués.
On y cultivera la terre, on y fabriquera des idées, on y montera des projets à plusieurs. Ce sera un lieu ouvert à toutes et tous, où chacun pourra participer, découvrir, construire — un lieu qui donne déjà envie de faire, de dire, d'être ensemble.
Chacun des 3 pôles développe une programmation propre, en lien avec ses domaines de référence, ses partenaires et ses publics. Ils sont pensés comme des espaces semi-autonomes, portés par des associations dédiées, mais appelés à coopérer entre eux dans une logique d'interdépendance — alliant diversité des usages et cohérence d'ensemble.
Jouer pour faire Commun.
La Manufacture Théâtrale
Le pôle théâtre constitue une pièce maîtresse du projet, tant par son ancrage historique régional que par son potentiel d'ouverture. Il s'inscrit dans une tradition artisanale des arts vivants et de la scène, en valorisant la pluralité des formes : théâtre de texte, écriture de plateau, marionnette, théâtre gestuel, performance ou création sonore.
L'objectif n'est pas seulement d'accueillir des compagnies en résidence, mais aussi de faire du lieu un espace de formation, de fabrication, de recherche scénique et de transmission. La Manufacture Théâtrale proposera des cycles de création ouverts au public, des stages à destination des amateurs comme des professionnels, et des temps de rencontres avec des artistes en cours de travail.
Elle disposera d'espaces modulables permettant la construction de décors, la répétition, la captation ou la représentation, et entretiendra des liens étroits avec les autres dimensions du tiers-lieu : les créations pourront dialoguer avec les pratiques numériques, s'inspirer des dynamiques paysannes, ou s'inscrire dans des parcours éducatifs portés par le territoire.
« Jouer, transmettre, fabriquer : la scène comme atelier permanent. »
Penser le numérique autrement.
Médias Digitaux et Arts Numériques
Ce pôle propose une approche critique et créative des technologies, en lien avec les enjeux de société, d'éducation et de création contemporaine. Il ne s'agit pas seulement d'y produire des contenus numériques, mais de favoriser des usages partagés, ouverts et non marchands de l'outil technologique.
Le pôle accueillera des projets mêlant fabrication libre (FabLab, impression 3D, micro-édition), production audiovisuelle autour des nouvelles écritures (360°, systèmes haptiques, podcasts, contenus immersifs, formats génératifs), dispositifs de médiation, et ateliers d'éducation critique aux médias. Il se donne également pour mission de former des publics éloignés du numérique à des outils simples mais puissants, dans une logique d'appropriation autonome.
Cette dimension d'émancipation technologique s'exprime à travers l'usage de logiciels libres, la valorisation de l'intelligence collective et le recours à la bidouille comme méthode d'apprentissage — au service d'une auto-défense et d'une émancipation intellectuelle face aux récits et représentations numériques dominants.
« Des usages numériques partagés, ouverts, non marchands — un choix, pas un hasard. »
Coopérer autour du vivant.
Pratiques éco-citoyennes et bifurcation écologique
Ce pôle traduit de manière concrète les dimensions écologiques et agro-rurales du projet. Il s'appuie sur des pratiques inspirées de la permaculture, de l'agroécologie, de l'agroforesterie, de l'éco-construction et des low-techs, pour mettre en valeur des savoirs paysans, des gestes reproductibles à l'échelle locale, et des formes de coopération centrées sur les ressources du vivant.
On y expérimente la culture de plantes médicinales, les haies nourricières, les systèmes de compostage, les récupérations d'eau, l'énergie solaire en site isolé ou encore la construction en matériaux biosourcés. Mais ce pôle ne se limite pas à la production de biens ou à la transmission de techniques : il agit comme un espace d'apprentissage collectif, de partage d'expériences et d'accueil de chantiers ouverts.
Des ateliers publics y seront proposés, des parcours pédagogiques construits avec des établissements scolaires ou des structures d'insertion, et des temps de réflexion organisés autour de la notion de « bifurcation écologique » — un changement assumé de modèle face aux limites systémiques actuelles.
« Ce que l'on cultive ici s'apprend, ça ne s'achète pas. »