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Qui porte le projet
Une dynamique collective, plurielle et coordonnée
Portage associatif, fondation du projet, organisation coopérative à venir et partenariats publics : leur complémentarité garantit la cohérence de la vision d'ensemble.
Le projet du tiers-lieu du Château de Boisseron repose sur une dynamique collective structurée. Il est porté par une pluralité d'acteurs investis à différents niveaux : portage associatif, fondation du projet, organisation coopérative à venir et partenariats publics. Leur complémentarité garantit à la fois la cohérence de la vision d'ensemble et la capacité à mettre en œuvre concrètement les différentes composantes du lieu.
« Plusieurs acteurs, une seule trajectoire. »
Les initiateurs
Une connaissance fine du site, une implication de longue date
Le projet a été impulsé par 3 acteurs de la société civile, engagés depuis de nombreuses années dans des initiatives mêlant culture, numérique, écologie et ESS (Économie Sociale et Solidaire). Leur implication bénévole remonte à l'amont du processus formel, et leur connaissance fine du site et de ses enjeux a permis d'ancrer le projet dans une réalité locale. Ils participent activement à la définition des orientations stratégiques, à la structuration des outils juridiques et à la cohérence d'ensemble du projet.
Créée en 2019
Association Le Château
L'association Le Château est à l'origine de la démarche de préfiguration. Elle regroupe les chevilles ouvrières du projet et en assure aujourd'hui le portage juridique et politique. C'est elle qui signera, au nom du collectif, le bail emphytéotique administratif une fois le foncier transféré à la commune. L'association joue également un rôle d'interface avec les partenaires publics et veille à la coordination générale pendant la phase de transition.
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Constituée en association loi 1901, elle incarne la phase fondatrice du projet, assurant à la fois la représentation politique, la préfiguration opérationnelle et la coordination avec les partenaires publics et privés. Depuis plus de huit ans, ses membres, engagés bénévolement, travaillent à faire du Château un commun habité, ouvert aux usages artistiques, culturels, écocitoyens et éducatifs, au service du territoire.
L'association a pour mandat de structurer le projet en vue de son déploiement sur le site patrimonial, dès que celui-ci sera intégré au domaine communal — ce qui inclut la signature du Bail emphytéotique administratif (BEA) avec la commune de Boisseron, une fois le foncier acquis par voie amiable ou par expropriation dans le cadre de la Déclaration d'utilité publique (DUP).
Le Conseil d'administration et le bureau, où siègent les trois fondateurs, assurent la cohérence des orientations et la transmission des valeurs initiales. Cette gouvernance, ouverte à de nouveaux membres et partenaires, veille à maintenir la maîtrise d'usage entre les trois pôles d'activité — Théâtre, Médias Digitaux et Arts Numériques, et Pôle Écocitoyen.
Sous douze mois après la signature du BEA, la gestion du tiers-lieu sera transférée à la SCIC collégiale. Ce passage ne marquera pas la fin du rôle de l'association, mais son évolution : elle deviendra l'un des collèges fondateurs de la SCIC, conservant un statut de cofondatrice et un rôle actif dans la gouvernance — conjuguant la mémoire et la légitimité politique de la phase initiale avec un cadre coopératif robuste, capable de porter le projet sur le long terme.
Ainsi, l'association Le Château n'est pas seulement un outil transitoire : elle est le socle actuel et la mémoire vivante du projet, un lieu construit « par » et « pour » les usagers comme celles et ceux qui y travaillent et le font vivre.
En cours de constitution
La SCIC
Une Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC) est en cours de constitution pour assurer la gestion opérationnelle du site dès l'entrée en vigueur du bail. Elle prendra le relais de l'association Le Château dans l'administration du lieu, tout en respectant l'autonomie de fonctionnement des trois pôles thématiques.
Pensée comme une structure collégiale et évolutive, la SCIC garantira la représentation équilibrée des différents acteurs impliqués : usagers, habitants, professionnels, collectivités, partenaires. Sa gouvernance distribuée vise à concilier stabilité du projet et ouverture à la participation.
→ En savoir plus — qu'est-ce qu'une SCIC ?
La Société Coopérative d'Intérêt Collectif est une forme d'entreprise coopérative française conçue pour rassembler, au sein d'une même structure, des acteurs aux statuts et aux intérêts divers autour d'un projet d'utilité sociale ou territoriale. Créée par la loi du 17 juillet 2001 et intégrée au Code du commerce, elle est régie par les principes coopératifs : gouvernance démocratique, lucrativité limitée, et partage équitable de la valeur.
Une SCIC a pour objet la production ou la fourniture de biens et de services d'intérêt collectif et d'utilité sociale. Elle se situe à la croisée de l'économie sociale et solidaire et de l'économie classique : une société de droit privé (SA, SARL ou SAS), mais à but non exclusivement lucratif — sa finalité première est de répondre à des besoins identifiés par et pour un territoire, une filière ou une communauté d'acteurs, non de maximiser les profits.
Sa singularité réside dans sa capacité à réunir plusieurs « collèges » de sociétaires : salariés, bénéficiaires, bénévoles, collectivités publiques, entreprises partenaires, associations, citoyens. La loi impose la présence d'au moins trois catégories distinctes, ce qui favorise une représentation équilibrée des parties prenantes, avec une prééminence de l'intérêt collectif sur les intérêts particuliers.
Comme toute coopérative, elle est soumise à une « lucrativité limitée » : au moins 57,5 % des bénéfices doivent être affectés à des réserves impartageables, afin de consolider les fonds propres et la pérennité de l'outil collectif. On retrouve des SCIC dans des secteurs aussi divers que l'énergie renouvelable, la culture, l'agriculture, le numérique libre ou la gestion de tiers-lieux.
Écosystème
Les partenaires institutionnels & associatifs
Le projet s'est construit dès l'origine en coopération avec des partenaires publics et associatifs. D'autres partenaires sont appelés à rejoindre l'écosystème coopératif au fil de la mise en œuvre.