Suivre un chemin, observer un arbre, écouter le parc, découvrir une histoire ou une œuvre : les déambulations inviteront à ralentir et à regarder autrement le domaine. Art, botanique, patrimoine et écologie pourront s'y rencontrer au gré des saisons et des propositions imaginées sur place.
Le parc du Château n'est pas seulement un écrin autour des bâtiments. Avec ses quelque cinq hectares et demi, ses nombreuses essences d'arbres, ses anciens cheminements, ses clairières, ses traces d'usages agricoles et la présence de la Bénovie, il constitue un lieu à part entière. Les déambulations champêtres sont une invitation à le découvrir autrement qu'en le traversant.
Certaines promenades pourront être simplement contemplatives. D'autres prendront la forme d'explorations botaniques, historiques ou écologiques. D'autres encore pourront être guidées par un artiste, une création sonore, une performance, un récit, une installation ou un dispositif numérique discret.
Le projet a depuis ses origines imaginé des « explorations écologiques scientifico-bucoliques » et des installations artistiques disséminées dans le parc. Cette formule résume assez bien l'esprit recherché : associer la connaissance et la curiosité, sans transformer la promenade en cours magistral ni le paysage en parc d'attractions.
Une déambulation pourra ainsi partir d'un arbre, d'une trace d'eau, d'un insecte, d'une ancienne construction ou d'une mémoire du domaine pour ouvrir une histoire plus large. Les sciences naturelles y croiseront parfois l'histoire locale ; l'art pourra déplacer le regard ; des habitants pourront contribuer à documenter les transformations du parc.
Cette ouverture devra cependant conserver une règle essentielle : rendre le parc accessible sans l'épuiser. Certains secteurs pourront accueillir des usages relativement intenses tandis que d'autres devront rester plus tranquilles ou être temporairement protégés. Les cheminements constituent à cet égard autant une manière d'accueillir le public qu'un moyen de préserver les espaces sensibles.
Les déambulations pourront changer avec les saisons. Un même chemin n'offre ni les mêmes couleurs, ni les mêmes sons, ni les mêmes observations en avril, en juillet ou en novembre. Cette temporalité du vivant est précisément l'une des expériences que le Château souhaite rendre perceptible.
L'enjeu est finalement très simple : apprendre à regarder. Là où l'on ne voyait qu'un parc, découvrir un milieu ; là où l'on ne voyait qu'un arbre, comprendre une histoire ; là où l'on ne faisait que passer, trouver une raison de ralentir.
« Ralentir suffit parfois à tout changer. »