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Vue aérienne du Château de Boisseron

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Activité 02 · Activité permanente

L'Écocidothèque

Centre de ressources scientifiques et juridiques sur les écocides, L'Écocidothèque sera appelée à documenter, inventorier et catégoriser les atteintes au vivant, en réunissant et en croisant des ressources issues notamment des sciences de l'environnement et du droit.

L'Écocidothèque est appelée à constituer l'un des dispositifs spécifiques du pôle Écologies & cultures du vivant du Château, aux côtés des autres activités de ce pôle. Il ne s'agira pas d'un espace clos réservé à des spécialistes, mais d'un lieu permettant de relier des ressources scientifiques et juridiques, des retours d'expérience de terrain et une capacité collective à comprendre les atteintes portées au vivant.

Sa première fonction sera d'orienter. Face à la dispersion des sources sur les atteintes portées au vivant — études scientifiques, rapports d'expertise, jurisprudence, textes de loi, travaux associatifs — il devient difficile d'en rassembler une vision d'ensemble. L'Écocidothèque pourra sélectionner, organiser et rendre accessibles ces ressources, en les croisant plutôt qu'en les juxtaposant.

Cette fonction documentaire pourra prendre plusieurs formes complémentaires : fonds bibliographique et juridique, bases de données recensant des cas documentés, cartographies des atteintes constatées, synthèses scientifiques, veille législative et jurisprudentielle, ou productions issues de partenariats de recherche. Le fonds évoluera au rythme des collaborations engagées avec les sciences de l'environnement et le droit.

L'Écocidothèque restera reliée à la vie du domaine : les activités du pôle Écologies & cultures du vivant et les partenariats noués localement pourront nourrir ses choix documentaires, sans se substituer aux travaux scientifiques et juridiques sur lesquels elle s'appuiera.

Elle pourra également faciliter la rencontre avec celles et ceux qui travaillent sur ces questions : chercheurs en sciences de l'environnement, juristes spécialisés en droit de l'environnement, associations de protection de la nature, collectifs citoyens ou institutions engagées dans la documentation des atteintes au vivant. Cette pluralité est essentielle, car appréhender une atteinte au vivant croise nécessairement des savoirs scientifiques et des cadres juridiques.

Les atteintes au vivant seront abordées dans leur interdépendance entre sciences et droit. Constater une dégradation suppose des données scientifiques robustes ; en qualifier la portée suppose des cadres juridiques précis ; rendre ces éléments compréhensibles suppose enfin un travail de médiation et de vulgarisation. Le projet du Château s'est précisément construit à partir de cette exigence de croisement des savoirs.

L'Écocidothèque pourra aussi devenir un lieu d'étude et de réflexion partagée. Des ateliers, rencontres, colloques, travaux étudiants ou programmes associant chercheurs, juristes et habitants pourront y trouver un point d'ancrage. Il ne s'agira pas de délivrer des qualifications juridiques définitives ni de mener des activités d'enquête ou d'expertise, mais de permettre l'étude, la discussion et l'appropriation critique des connaissances disponibles.

Cette fonction rejoint une ambition présente depuis les premières formulations du projet : faire du Château un lieu où l'attention portée au vivant s'appuie sur des connaissances rigoureuses, à l'échelle locale comme dans des dossiers plus larges.

À cette condition, la vigilance portée au vivant ne sera plus un simple thème ajouté à la programmation culturelle. Elle deviendra une manière de comprendre ce qui l'abîme, de le documenter avec rigueur, et d'éclairer, pas à pas, les responsabilités qui l'accompagnent.

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